Douro – Accord mets et vin

Dix années de cave siéent à merveille aux bons vins du Douro. Jeunes, vous ferez ressortir leur fruit et leur rondeur en leur réservant au dernier moment un passage en carafe à température de cave. Plus âgés ils méritent une température de 17 à 18°.

Avant de passer aux épousailles de ces vins rouges étudions un peu la cuisine locale. On trouve ici de très belles huiles d’olive ou le boeuf de race rustique Maronesa que l’on sert en morceaux généreux couverts de tranches de bacon. Le cabrito (chevreau) rôti au four, comme l’agneau traité en ragout braisé aux tomates et poivrons, agrémentent souvent les cartes des auberges. Historiquement, la spécialité de la ville de Porto est les tripes de veau dont vous apprécierez la cuisson en grandes marmites au marché couvert Bolao. Mais partout dans le pays on vous proposera le succulent et parfumé « cozido à portuguesa », riche mélange de viandes, charcuteries variées et légumes, servi tel un pot au feu.

Revenons à nos Douro. Les beaux vins d’âge, opulents, aux tanins souples et riches qui ne manquent pas de caractère trouveront du répondant dans une épaule d’agneau farcie aux herbes braisée en cocotte, une belle côte de boeuf aux cèpes, un râble de lièvre sauce poivrade ou un magret de canard aux olives. Le fruit et la vivacité des vins les plus jeunes feront ressortir la délicatesse d’un cul de lapereau aux petits oignons, d’une pintade aux cerises. L’exubérance de certains jeunes Douro rouges rajeunira d’un coup de papilles, c’est magique, le célèbre veau Marengo ; et le steak au poivre à la crème en ressortira aussi ragaillardi, si besoin est !

 

Pessegueiro_Banner article Douro

Laisser un commentaire