Arbois de Rolet, Blanc de Noir d’Ackerman

22/09/2016 -Chardonnay du Jura et Pinot Noir de la Loire, 2 vins tranquilles, mais uniquement pour ce qui est de leur dénominations - parce qu’au niveau plaisir, ça déménage fort!

Chardonnay 2012, Arbois, Domaine Rolet

domaineroletarboisblancchardonnay2011C’est dans les années 1940 que Désiré Rolet a fondé le domaine qui porte son nom, et qui compte aujourd’hui 62 ha de vignes réparties entre trois appellations du Jura. Ses fils, Bernard, Guy et Pierre , ainsi que sa fille Eliane, l’ont également marqué de leur empreinte, et c’est aujourd’hui une référence dans la région. La maison fait d’ailleurs partie du club Vignerons & Signatures (www.vsclub.com)
Il serait intéressant, sans doute, de faire une dégustation comparative des chardonnays de leurs trois appellations (Arbois, Côtes du Jura et  Etoile), mais ce sera pour une autre fois. Aujourd’hui, concentrons-nous sur cette cuvée issue d’un terroir plutôt gras, au sous-sol de calcaire granuleux.
Sa robe est d’un doré clair. Son nez riche explose de fruit blanc, de pamplemousse rose et de vanille, sans oublier d’hypnotiques fleurs. Et quelle richesse aussi en bouche! C’est gras, juteux  et pourtant plein de vivacité. Profonde, complexe, mais élégamment structuré – le bois (seulement 20% de barriques neuves)  est très joliment fondu. Etonnant pour un 2012, le vin garde encore une toute petite pointe de perlant. Nous ne sommes pas en Bourgogne, mais dans le Jura. Et c’est pourtant un des plus beaux Chardonnay qui soient. www.rolet-arbois.com
www.ispc.bewww.goorden-wine.com

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Blanc de Noir 2015 Ackerman

ackermanCe vin a tout pour intriguer ; tout d’abord question provenance, à la lecture de l’étiquette on n’y découvre que la mention « Produit de France », point à la ligne. Un Blanc de Noir, vinifié en vin tranquille, ce n’est pas si courant ; de plus, celui-ci provient de Cabernet franc récolté en surmaturité sur des parcelles plantées en coteaux schisteux. On est bien loin du « tout venant ». La Maison Ackerman, véritable poids lourd des vins effervescents en Loire, propose ici du « cousu main » ;  cette cuvée fort originale saura titiller la curiosité de l’œnophile. Pour y parvenir, elle s’offre un cahier des charges haut de gamme, jugez plutôt : récoltes manuelles en plusieurs tris, recherche de botrytis, rendement lilliputien (20 hl/ha), fermentation lente et élevage sur lies de plusieurs mois.
Dans son cristal, l’or blanc brille avec éclat. Le nez, sans détour, affiche une pleine maturité fruitée (pomme-poire), avec une pointe d’acacia pour le même prix. Sans verser dans l’extravagance, il parvient à garder une juste retenue, celle qui déclenche le désir tout naturellement. L’attaque en bouche est pleine, l’abondante richesse s’impose avec fermeté ; grâce à sa fraîcheur l’écueil de la lourdeur est évité. A mi-parcours, une sensation saline renforce encore un peu plus cette tension et nous amène un cran plus haut. La finale est signée par un noble trait de réglisse. Que demander de plus ?  Alors, vous vous dites que le flacon va coûter « bonbon », mais pas du tout, c’est presque « cacahouètes ». En effet, le site du producteur le propose à 7,50 ; ainsi il vous reste encore quelques écus pour vous offrir les quenelles de brochet qui lui feront honneur. www.ackerman.fr
www.metro.be

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